20.01.2009
Mode d'emploi pour une nouvelle dictature
Mode d'emploi pour une dictature
Qualités indispensables : Opportunisme, goût de l'argent, éloquence
Incompatibilités : scrupules, états d'âmes, sensibleries
STRATEGIE
Contexte indispensable :
Bien s'entourer, qui se ressemble s'assemble ! On ne dirige pas le monde, en fréquentant les perdants. En fréquentant les pauvres et les SDF nous pouvons devenir connus... mais nous restons pauvres et notre influence limitée ; comme l'abbé Pierre.
En défendant des causes nobles nous mourons jeunes, (Martin Luther king)... Alors voilà c'est primordial, choisir le camps des riches et des nantis nous évitera de finir SDF mort de froid, ou en prison pour délit mineur, tué par un psychopathe.
L'idéal serait d'avoir des amis patrons de médias, acteurs boursiers incontournables.. les fidéliser en leurs accordant des privilèges et en développant leurs intérêts.
Former des alliances politiques :
Mettez vos amis dans votre camps, avec des discours vibrants au nom de l'élite nouvelle, seule apte à redorer le blason du pays et parquer les troupeaux de ploucs juste bons à travailler, se reproduire et consommer. Faîtes jouer la fibre amis de toujours , faire des grandes choses ensemble , prendre la place des vieux, tant que vous êtes jeunes etc.
Par ailleurs, cherchez des alliés potentiels partout. Quels qu'il soit ! En premier lieu, repérer les arrivistes en quête de promotion et de projecteurs... Ceux qui cherchent la domination, même à travers un petit pouvoir, pourvu qu'une ascendance sur l'autre existe !
Les carriéristes, qui aiment flatter leur égos avec leur statut social. Bonne piste sélective qui vous donnera des petits soldats dévoués pourvus qu'il y ai « carottes en or » !
Mise en garde ces derniers, peuvent devenir vos pires opposants pour prendre la place. Il n'hésiterons pas à vous poignarder dans le dos dès la menace, d'un changement de cap du vent.
Diviser
C'est bien connu, pour régner, pas de secret il faut diviser, morceler... Difficile de se battre contre des blocs unis, alors il faut fragmenter les masses gênantes et opposer leurs intérêts, attiser leurs jalousies.
Il faut désigner au milieu d'eux des boucs émissaires sur lesquels la populace oppressées lâchera sa vindicte.
Pour mobiliser toutes vos forces de communication pour soutenir la stratégie de division des masses. Ridiculiser l'opposition et votre rival direct a l'aide de quelques rédactions et journalistes à vos « bottes ». Chien fidèles en attente de l'os.
Avec l'aide de vos amis cibler les séquences télés de vos opposants sur leurs futilités, bafouilles ou failles. Ils respecterons le temps de parole, mais l'argumentation sera absente.
Diviser leurs forces en retournant contre eux certains de leurs capitaines. N'hésitez pas chaque fois que possible, à révéler leurs divergences, creuser, exacerber leurs divisions. Déstabiliser l'ennemi de toute manière qui soit.
Si la bataille est bien menée, le combat se poursuivra tout seul... ils se dévoreront entre eux avant de s'enflammer. De leur idées, il ne restera pour leurs militants, que la fumée acre du feu qui les aura consumés.
Autre masse : les pauvres. En rendant responsables touts les inactifs des difficultés financières des travailleurs qui peinent et s'appauvrissent... nous déplaçons le problème qui n'est plus l'éducation, la formation, l'absence d'emplois, l'inégalité des chances, l'injustice sociale, les défaillances du système... cela deviens les arabes, l'islamisation, les mauvaises gènes qui fabriquent des générations de fainéants, délinquants, à l'échec et dérive a caractère génétique. L'antimodèle de ceux qui se lèvent tôt.
Là dessus, vous promettez aux foules aveuglées par leurs divisions, sans que cela paraisse anormal, de prendre a ceux-là pour leur redistribuer a eux !
Heureux de se venger de ces soi disant parasites, ils voterons pour vous afin de les voir châtiés.
Stratégie appliquée dans les chasses aux sorcières, juste avant de les bruler !
Les citoyens divisés en deux, ceux qui se lèvent et ceux qui dorment, vous récupèrerez la meilleurs moitié, les premiers en nombre supérieur. Reconnaissants de se sentir compris, ils voterons pour vous, alléchés à l'idée de récupérer les pécules des autres !
Vous savez que vous mentez... eux ne l'imaginent même pas... l'éloquence est magicienne !
Les seconds culpabilisés, mal dans leurs peau et dans leurs vies, feront profils bas trop écrasés pour réagir, trop honteux d'être des poids. Il plieront l'échine, pour ne devenir plus qu'une ombre qui attends son exécution sociale !
Magique... les foules adorent les boucs émissaires, garanti 100 % !
Le reste des économies sur le dos des exclus, participera aux financements des cadeaux à vos amis dévoués).
Certaines catégories de populations favorisées deviendrons vos chiens fidèles, puisque aux commandes suprême vous garantirez l'opulence de leurs gamelles en or. Ils s'engraisseront de richesses, pendant que les troupeaux aveuglés dans leurs microcosme, se disputerons les miettes égarées !
Attiser les peurs peut donner de très bon résultat aussi ; comme par exemple les difficultés économiques, la peur de la rue, des agressions... du terrorisme... islamisme...
L'histoire a donné de nombreux exemples de manipulations de foules à grande échelle. L'une des dernières en date, a propulser selon ses rêves de conquêtes, les USA justiciers subjectifs de la planète, au nom de l'insécurité et du terrorisme mondiale. L'objectif est atteint, Saddam le traitre qui a mordu la main de son maître est mort, il ne parlera plus et la farce des armes de destruction massives a marché au delà des espérances. Les industries d'armes, amies du pouvoir ont pu largement tester leurs nouveautés de destructions massives, et les vendre à Israël qui les a rentabiliser en détruisant en masse les palestiniens, qui n'ont pas finis de compter leurs morts.
Dans le cas d'une partie d'échec comme celui de l'Irak, il faut se trouver au delà du pouvoir d'un simple président même si c'est celui des états unis... il faut détenir une gigantesque influence pour implanter un bon pantin facilement manipulable. A ranger après les méfaits... Un fusible destiné à être jeté, lorsqu'il sera grillé... Un chien que l'on renvoie à la niche à coup de pompes !
Attention un autre risque : finir comme Bush, les oreilles qui sifflent au rythme des chaussures qui passent !
Comme vous le voyez le pouvoir sur un pays n'est qu'une étape sur le chemin de la conquête du monde !
Une marche pour le machiavel politique, désireux de devenir roi absolu du monde !
Info en passant, le vote électronique n'est pas fiable, la fraude indécelable... la machine a beaucoup aidé Bush à gagner...
En suivant dans les grandes lignes ces instructions vous serez élu démocratiquement et là, il vous faudra vous dépêcher !
Pourquoi ? Parce que tous les dormeurs finissent un jours par se réveiller. Votre mission sera donc de verrouiller toutes les sorties avant, pour affirmer, protéger votre nouveau pouvoir, et l'enraciner !
Suite à la prochaine leçon !
11:25 Publié dans DERISION, POLITIQUE & CONSCIENCE | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualité, société, famille, ump, ps




Commentaires
Quelques remarques (non exhaustives) sur votre longue "leçon" :
- Je suis plutôt d'accord avec vous sur Sarkozy, sauf sur le fait d'attiser les peurs : Sarkozy en joue peut-être (personnellement, je ne trouve pas), mais quand bien même, ces peurs renvoient à des réalités : le chômage, l'insécurité, le terrorisme, tout ça, ce ne sont pas des fantasmes de droite ! Par ailleurs, nous sommes dans une démocratie représentative : il convient de laisser le temps aux politiques, Sarkozy en tête, d'appliquer le programme pour lequel ils ont été élus. Les urnes parleront en temps utile ! Et puis, ici et maintenant, l'état pitoyable de l'opposition ne permet pas grand-chose. Que reste-t-il ? L'ochlocratie ? Pas vraiment démocratique...
- Bien avant le 11 septembre 2001, depuis 1991 à vrai dire, les rapports s'empilaient pour montrer que l'Irak ne respectait pas les résolutions de l'ONU, notamment quant à la possession d'armes prohibées. Pas de réaction de la part de la "communauté internationale" (et notamment la France : il faut reconnaître que ça aurait gâché le commerce... d'armes). Et lorsque Bush, en en rajoutant peut-être (oui, parce que l'absence de preuve n'est pas preuve de l'absence, Déo), a décidé d'agir, comment le lui reprocher, qui plus est dans un contexte de guerre (sauf à considérer que jeter des avions remplis d'Américains contre un symbole américain en terre américaine n'est pas un acte de guerre...) ? En n'oubliant pas non plus que l'attaque de l'Irak n'a pas été le seul fait des Etats-Unis, même s'ils en furent les initiateurs, mais aussi de près d'une trentaine de pays regroupés au sein de ce qu'on a appelé les "forces de la coalition", auxquelles participèrent également des... Irakiens trop contents de cette occasion inespérée de se débarrasser du dictateur Hussein.
- Je vous invite à vous renseigner sur le nombre de Palestiniens qui peuplent habituellement Gaza, puis de faire le rapport entre ce nombre et le nombre de morts suite aux frappes de Tsahal. Cela devrait (en principe) vous ramener à une plus juste mesure quant aux faits qui viennent de se dérouler (même si un seul mort, de part et d'autre, est toujours tragique, évidemment !).
- Vous évoquez en filigrane le lancer de chaussures de Mountazer al-Zaïdi lors du voyage de Bush en Irak. Savez-vous ce qu'il est advenu de ce journaliste ? Un peu de prison. Il paraît que beaucoup de gens ont manifesté pour demander sa relaxe, au nom de la liberté d'expression. Sous Saddam, la liberté d'expression n'existait pas et al-Zaïdi et toute sa famille auraient été massacrés avec la plus grande barbarie, purement et simplement. N'est-ce pas là le signe que quelque chose a changé en Irak, contre les prédictions des Cassandre de tous bords ?
- Vous en remettez une couche concernant les machines à voter. Faut-il en conclure que ces dernières ont beaucoup aidé Obama à gagner ? (Pour ne pas parler du vote raciste des Noirs ou de l'énooorme budget de campagne du candidat démocrate pour lequel il peut remercier les banques d'affaires, oui, oui, les mêmes qui se sont illustrées dans la crise mondiale...).
Ecrit par : Agg | 20.01.2009
Agg,
je suis contente de savoir que vous êtes d'accord avec certains points... mais je ne me fais pas d'illusions vous commencez souvent vos critiques ainssi. :-))
Je vais essayer de faire court a votre loooonng commentaire.
Chomage, insécurité, terrorisme ne sont pas des fanstasmes, ni a droite, ni a gauche. Sarko a si bien jouer avec qu'il a même réussi a convaincre les militants FN.
Le temps N Sarkozy la eu. Il a été Ministre de l'économie et de l'intérieur, s'il avait eu le remède miracle, les Français auraient du travail et les prisons ne seraient pas surchargées. Je persiste, la solution n'est pas le désengagement de l'état dans le soutien de la population, ni la repression !
Concernant le 11 septembre, je ne répèterai pas mes notes, je vous invite a les relire sur la guerre d'Irak. Mais sachez pour resumer, que les services secrets étaient parfaitement au courant du risque, puisque certains chefs d'état avaient mis en garde l'administration Bush.
Je vous rappelle que les pilotes ont appris à piloter (enfin décoller uniquement et diriger l'avion... louche déjà...) en Floride !
Vous parlez des armes, la familles Bush est actionnaire de l'industrie qui fournit les armes... si les US ont coulés économiquemnt... la famille Bush doit bien se porter. Saddam a été mis en place par les USA... des combattants armés de fusils de chasses et armes artisanales prouve, l'absence d'armes de destruction massives... Depuis, la coalitions en Irak à parcourus, fouillé, retourner l'Irak, mais personne n'a trouver les fameuses armes !
Des faits concret, vérifiés, pragmatiques, démontrent que cette guerre servaient des intérêts cachés, qui nous dépassent vous et moi... mais loin des bons sentiments démocratiques.
Gaza, la population est parquée, piégée entre la mer, le mur les chars et les avions, hélicoptères... 1,5 millions de personnes il me semble... les victimes representerons un % important de la population, justement a cause de cette concentratrion !
Proportionnellement les pertes Israëliennes representerons moins de 1% des victimes palestiniennes.
Le journaliste Irakien... doit être jugé il risque plusieurs années de prison pour 2 chaussures... Bush et son administration criminelle, les bourreaux américains des prisons irakiennes, les violeurs américains d'Irakiennes (oui ils existent), les meurtriers de civils dans des bavures, les fabriquants d'armes à l'uranium appauvri qui tuent de cancers, handicapent indistinctement les enfants irakien ou ceux des soldats américain (spermatozoïdes atrophiés suite a l'exposition a la radioactivité), ... sont pour la plupart chez eux traquilles sur le chemin de la retraite, ou d'une vie paisible !
La justice en Irak ou ailleurs, n'a pas progressé. Cette gueurre n'a servi qu'a torturer des soldats, chair à busherie, et un peuple en situation de survie inhumaine, depuis toute ces années !
La campagne d'Obama a été financée énormément par des personnalité diverses, notemment du show biz, et des paricipations spontanées des électeurs qui le soutenait. Voyez les foules amassées... "les petits ruisseaux font les grandes rivières"...
Et même si les banques l'avaient soutenue... quoi que vous pensiez sur la naïveté dont vous me taxez régulièrment, j'ai conscience que l'argent dirige le monde, c'est meme "le nerf" de toutes guerres. Les politiciens véreux en usent et en abusent... ils dirigent le monde.
Peut on se battre uniquement avec des bons sentiments dénudés de valeurs matérielles dans un monde ou les considération matérielles servent de valeurs principale, unique ?
Non !
Si un banquier est assez sage pour investir dans un type, qui semble proposer un angle politque qui inclus des valeurs philosophiques, dans la laïcité, la tolérance... Je dis bravo ! c'est un visionnaire qui recupèrera sa mise...
un spéculateur toujours car il peut ganger ou perdre !
car peut on changer le monde ?
La spéculation est partout, peut on fonctionner en l'érradiquant du jour au lendemain ?
Pour gagner, il faut se battre à des armes égales !
Ecrit par : Déo à Agg | 20.01.2009
Bonjour Déo,
Merci de votre réponse rapide !
- Je n'ai jamais été "militant FN". J'ai voté *pour la première fois* Le Pen en 2007. Et j'ai voté Sarkozy au deuxième tour, non pas tant par adhésion à son programme que par rejet de Royal, que je n'estimais absolument pas apte à diriger le pays. Par ailleurs, lorsque Sarkozy était Ministre de l'Intérieur, il n'avait que peu de marge de manoeuvre : vous ne pouvez légitimement pas le tenir pour responsable des résultats obtenus sous Chirac. Quant à ce qu'il a fait depuis son élection jusqu'à aujourd'hui, je maintiens qu'il est beaucoup trop tôt pour en juger. En outre, Sarkozy n'est pas responsable de la crise mondiale et ne peut qu'essuyer les plâtres, comme tous les chefs d'Etat à travers le monde. Vous plaisantez certainement sur le désengagement de l'Etat (Sarkozy n'a jamais été plus étatiste que maintenant : quelle merveilleuse occasion d'étendre son pouvoir que cette crise !) et sur la répression (de plus en plus de violences, des voitures qui brûlent toujours, il faut croire que les criminels se portent bien).
- Sur le 11 septembre, le fait que les services secrets étaient "parfaitement" au courant du risque n'implique pas qu'ils connaissaient le détail de l'opération (lieu et date). Affirmer le contraire n'engage que vous, mais vous range dans la catégorie des adeptes de la théorie du complot, qui affirment que Bush a provoqué ces attentats pour avoir une bonne raison d'attaquer l'Irak. Encore une fois, il n'avait pas besoin d'un tel alibi, puisque l'Irak bafouait nombre de résolutions de l'ONU depuis 1991 (notamment sur les armes). Maintenant, que Bush ait instrumentalisé le 11 septembre et menti sur un certain nombre de points (par exemple l'Irak comme terreau d'Al-Qaïda), afin d'asseoir une position géostratégique, bien sûr et c'est de bonne guerre ! Croyez-vous que le refus français de participer à l'attaque de l'Irak ne s'appuyait pas sur une défense de *nos* intérêts (commerciaux : ventes d'armes, je le répète... et géostratégiques également). Par conséquent, opposer comme vous le faites une politique "intéressée" (Bush) et à une politique de "bons sentiments" (Chirac) est d'une naïveté confondante.
- Gaza, oui, plus d'un millions de personnes : combien de victimes à ce jour suite à plus de 3 semaines de frappe par Tsahal ? ... On est loin de l'extermination que se plaisent à dénoncer des médias prétendument "objectifs"...
- Insulter un chef d'Etat et lui jeter ses chaussures à la figure expose n'importe qui à quelques années de prison et c'est bien normal. Mais c'est tout ce que ce "courageux" journaliste aura. Sous Saddam, je le répète là aussi, il aurait été exécuté, ainsi que toute sa famille, le tout avec la plus délicate barbarie. Et aucune manifestation n'aurait pu se dérouler, puisque la liberté d'expression n'existait tout simplement pas. Ca vous fait peut-être mal de l'admettre, mais quelque chose a bel et bien changé en Irak.
- Vous ne parlez plus des machines à voter, concernant Obama. Etrange... Pourtant, elles étaient bien là, et toujours aussi peu fiables. La fraude serait-elle à géométrie variable selon votre appréciation des candidats en lice ? Je ne puis que vous inviter par ailleurs à vous informer plus avant sur les soutiens d'Obama : "si les banques l'avaient soutenue" ?! Mais atterrissez, Déo, Obama a été *le* candidat de l'hyper-classe, de l'élite, financé par les grandes banques d'affaires (dont Lehman Brothers...) et propulsé par des médias partisans à grands coups de publicités dignes de films hollywoodiens... Bref, la victoire d'Obama, c'est le triomphe de Mammon. Et je crains que la désillusion soit à la hauteur de l'engouement proprement délirant que cette nouvelle icône a suscité (car il faut être réaliste : Obama ne fera pas de miracles, il a les mains liées pour tout un tas de dossiers)...
Ecrit par : Agg | 20.01.2009
désolé Agg, je n'ai pas pu être aussi rapide. Mais il est vrai que la longueur du commentaire m'a découragé.
Je ne pourrais pas vous repondre ici d'ailleurs, trop long même en faisant court !
Vous ressembler a Sarko vous soulevez plusieurs lièvres a la fois, et nous sommes obligés de laisser la plupart courrir.
je vous repondrais donc par note en renvoyant a votre commentaire.
A bientôt donc :-)
Ecrit par : Déo a Agg | 23.01.2009
C'est un coup bas Déo ! Je vous invite à vérifier la chronologie : c'est *vous* qui soulevez plusieurs lièvres à la fois dans votre billet, j'ai simplement voulu n'en laisser courir aucun. Mais soit ! Je guette donc vos prochaines notes. A bientôt :-)
Ecrit par : Agg | 23.01.2009
Agg t'as raison. Sarkozy n'est responsable de rien, ni de l'invitation de Kadafi ni des cadeaux fiscaux, ni des franchises médicales, ni de la limitation du temps de paroles de l'opposition, ni du verrouillage des médias et de la justice. Je suis ironique bien entendu Quant à la crise ce n'est ni le PS, ni le Modem qui ont mis en avant l'ultra libéralisme, comme modèle absolu. C'est bien Sarko et sa clique. Franchement j'en ai les oreilles rabattus des donneurs de leçons de l'Elysée et de Matignon qui disent que les Français sont des feignants, eux les super privilégiés. Et il faudra combien de quinquennat pour que ce pays aille mieux ?? Mais tu vis sur quelle planète ?? Franchement, Déo je sais pas comment tu fais ?? Pays de cons ...
Ecrit par : Stef91 | 24.01.2009
:-))) Comment je fais ?
J'ai l'habitude Stef
et j'ajouterai pour résumer ma pensée, avec un slogan d'actualité : "Yes we can !"
a bientôt :-))
Ecrit par : Déo a Stef | 26.01.2009
@Stef91
"""""Agg t'as raison. Sarkozy n'est responsable de rien, ni de l'invitation de Kadafi ni des cadeaux fiscaux, ni des franchises médicales, ni de la limitation du temps de paroles de l'opposition, ni du verrouillage des médias et de la justice. Je suis ironique bien entendu"""""
>> Ironie qui s'exerce mal à propos, puisque je n'ai jamais dit que Sarkozy n'était responsable de rien, mais qu'il n'était pas responsable de la crise financière mondiale actuelle et que lorsqu'il était Ministre de l'Intérieur, il n'avait à répondre que des obligations rattachées au cadre de cette fonction, l'économie ne rentrant pas dans ce cadre.
"""""Quant à la crise ce n'est ni le PS, ni le Modem qui ont mis en avant l'ultra libéralisme, comme modèle absolu. C'est bien Sarko et sa clique."""""
>> Ultra-libéralisme ?! Kezako ? Je retrouve là le style hyperbolique cher aux gauchistes qui ignorent tout du libéralisme, mais l'attaquent malgré tout puisqu'ils sont conditionnés à le faire depuis le biberon dans un pays qui a pourtant été – il y a longtemps – l'un des terreaux du libéralisme. Sans évoquer l'aveuglement quant à la participation de *l'ensemble* du spectre politique (en dehors peut-être du Front national et encore...) à ce que tu appelles "ultra-libéralisme" (et qui n'est qu'un capitalisme "planiste", avec d'étroites relations entre politiques et capitaines d'industrie, le tout suivant la règle non pas de la concurrence libre et non faussée, mais du copinage et de la corruption). Je rappelais d'ailleurs à Déo qu'avant la crise les Français pouvaient assister à une magnifique surenchère, à gauche, pour savoir qui serait le/la plus libéral(e) (sauf Amont qui était de loin de plus cohérent, bilan : il a été gentiment éconduit). Et puis, après la crise, retour à un socialisme bon teint, avec des "solutions" qui remontent à Mitterrand – et dont on sait qu'elle ne marche pas, mais passons, l'opposition peut dire n'importe quoi, puisqu'elle ne gouverne pas – dans une logique typiquement keynésienne (relance de la consommation, autrement dit cautère sur jambe de bois). Enfin, Sarkozy n'a tout simplement *rien* d'un libéral : il est aussi interventionniste que les autres, aussi dirigiste (voire beaucoup plus, puisqu'il se mêle littéralement de tout !) et aussi peu respectueux des libertés individuelles. Quant à l'impôt, là où un libéral le ferait baisser significativement pour tout le monde (ce que propose le "socialiste" Obama, "socialiste" à l'américaine, en clair un... libéral, d'où l'aspect comique dans le spectacle de nos socialistes lorsqu'ils se réclament d'Obama ; nous verrons cela dit si ce dernier tient parole concernant l'impôt) Sarkozy, en dehors en effet de quelques cadeaux fiscaux, va encore endetter dramatiquement notre pays, comme ces prédécesseurs, de droite ou de gauche.
"""""Franchement j'en ai les oreilles rabattus des donneurs de leçons de l'Elysée et de Matignon qui disent que les Français sont des feignants, eux les super privilégiés. Et il faudra combien de quinquennat pour que ce pays aille mieux ??"""""
>> Ca, nous sommes bien d'accord. Et figure-toi que le libéralisme (le vrai) affirme que l'Etat devrait être réduit au minimum (fonctions régaliennes) et que les privilèges que tu dénonces n'ont absolument pas lieu d'être. Rappelons que le libéralisme (le vrai) a animé l'esprit des Révolutionnaires, précisément ceux qui ont... aboli les privilèges. A méditer, peut-être, si tu es capable de sortir de tes ornières collectivistes.
"""""Mais tu vis sur quelle planète ?? Franchement, Déo je sais pas comment tu fais ?? Pays de cons ..."""""
>> Ad hominem. Ce n'est pas parce que tu ne partages pas mon avis que cela t'autorise à m'insulter. Il me semble que l'enjeu de ce dialogue mérite un peu mieux qu'un échange d'invectives.
Ecrit par : Agg | 26.01.2009
"""""""A méditer, peut-être, si tu es capable de sortir de tes ornières collectivistes. Je retrouve là le style hyperbolique cher aux gauchistes qui ignorent tout du libéralisme, mais l'attaquent malgré tout puisqu'ils sont conditionnés'''''''''''
Avant de juger les gens encore faudraient ils les connaître. Pour information je ne suis ni gauchiste, ni communiste, ni stalinien. Mes opinions politiques sont globalement celles du Modem. Parti extrémiste c'est certain quand on voit "la France d'après ..." qu'est en train de mettre en place Sarko. Donc non je ne suis pas "gauchiste". Je suis juste pour ce bon vieux modèle français que le monde nous envie qui veut pas mourir mais que ton cher président veut foutre aux ornières. Mais peut être veux tu me faire un procès à la Mac Carthy ? Je pourrais te dire que je n'ai pas à répondre et que c'est mon droit. Comme dans les bons vieux films américains. Mais non j'avoue, je ne suis pas membre du PC, ni même du PS ^^ Donc pas de chasses aux sorcières. Cela ira. Mais bon ce n'est pas très étonnant de mettre en avant le péril rouge pour toute réponse. Enfin pour finir, si j'étais marxiste, je te parlerais du prolétariat et du capital nan ? alala ^^ Sinon si tu rigoles. Moi aussi je rigole. Tu vois je rigole devant le pathétique de Sarko, qui nous explique que finalement il faut moderniser la France, libéraliser etc et finalement pour résoudre la crise, il devra "globalement" faire une politique interventionniste donc de gauche ^^ Mais vois tu un type limite extrème droite qui fait une politique de gauche je n 'y crois pas trop ... Mais après tout c'est vrai ya encore plus de 3 ans à tirer. On peut croire au père noel.
"""""Enfin, Sarkozy n'a tout simplement *rien* d'un libéral : il est aussi interventionniste que les autres""""""""""""""
Là je crois que tu te fais des illusions. La privatisation de la poste, les Franchises médicales etc si ce n'est pas du libéralisme, alors là désolé je ne comprends plus ! Sarko est un néo libéral. Point.
"""""""""Il me semble que l'enjeu de ce dialogue mérite un peu mieux qu'un échange d'invectives."""""""""""""
Mes excuses pour les invectives. Cela n'en était pas. C'était juste une expression comme ça. Désolé si tu les as pris pour toi. Fallait pas. Sinon sur le fond, je ne crois malheureusement rien partager politiquement avec toi, d'où la difficulté de notre dialogue. Pourtant je partagerais bien mon amour profond et passionné de la France. Mais malheureusement j'ai bien peur que nous ne vivions pas dans le même pays. En cela je crois que c'est triste, en y réfléchissant. Car vois tu je crois que de plus en plus la fracture s'agrandit entre les classes moyennes (oups désolé pour le mot "classe" ^^) etc et on y peut rien. Fracture que la ruptude ne fait qu'accentuer. Finalement les bouleversements sont souvent le fruit de telle rupture ... (boulerversement pas révolution je fais gaffe tu vois lol). Sinon permets moi de terminer ce commentaire par ma devise républicaine préférée tant qu'elle existe encore : Liberté, Egalité, Fraternité ! Et puis tu sais, Sarko c'est personne. Dans 20 ans on y pensera plus ^^ Finalement le pouvoir vient du peuple. Mais bon je rêve d'un gouvernement du peuple, pour le peuple, par le peuple (we the people : déclaration d'indépendance USA non marxiste ^^). Mais là c'est vrai que je suis un grand rêveur.
Bon courage pour jeudi ^^ Mais je suis pour le service Minimum tu sais ^^
a++
Stef91
Ecrit par : Stef91 | 26.01.2009
@Stef91
- "Ultralibéralisme", c'est un terme qui ne veut rien dire, un mot creux qui, comme "extrême-droite" ou "hyperpuissance", n'a d'autre visée que rhétorique. Rhétorique gauchiste en l'occurrence. Le gauchisme couvrant, je le répète, tout le spectre politique français, à droite comme à gauche. Que tu te réclames du Modem ne change donc strictement rien à l'affaire.
- Sur Sarkozy, tu peux y aller, ce n'est pas "mon cher Président", mais le Président de tous les Français jusqu'en 2012. Et je ne me prive pour le critiquer. Mais j'entends le faire de manière juste et non pas dans un cadre de mauvaise foi au prétexte qu'il n'est pas de mon "bord" politique.
- Le coup du modèle social français m'a bien fait rire. Ouais, un modèle social tellement envié par tous qu'il n'est copié par personne dans le monde et que nous sommes à la traîne de ce dernier (ou plus modestement de l'Europe) dans de nombreux domaines. Pour ne pas évoquer le coût dudit modèle. Et si encore cela donnait des résultats ! Mais non : justice, santé, éducation, voilà bien 30 ans que tout part à vau-l'eau. Mais, aussi obtus qu'entêtés, les veaux français s'accrochent à leur "modèle social". Qui n'a rien d'un modèle.
- La privatisation de la Poste – qui est loin d'être réalisée, je le rappelle – est effectivement une mesure libérale, mais en l'occurrence, ce n'est pas le fait de Sarkozy : ce dernier se contente de mettre la France en conformité avec une directive européenne (ouverture totale des marchés à partir du 1er janvier 2011).
- Les franchises médicales vont servir à la lutte contre le cancer et la maladie d'Alzheimer et à l'amélioration des soins palliatifs à hauteur de 850 millions d'euros. Bref, c'est un moyen de financement d'un énième "plan" étatique : rien de libéral là-dedans.
- Sarkozy "néo-libéral", c'est une autre sottise. Je ne sais pas, peut-être as-tu besoin d'un ennemi idéologique clairement identifié et comme, à l'instar d'une majorité de Français, tu ignores tout du libéralisme, tu brandis l'étendard anti-libéral sans même savoir ce que tu fais. Parce que si je t'interrogeais plus avant, tu découvrirais que tu es libéral, pour l'essentiel. Tu défends la liberté d'expression, la liberté de la presse ? C'est libéral. Tu prônes la séparation des pouvoirs, tu milites pour l'existence de contre-pouvoirs ? C'est libéral. Tu te bats pour une immigration libre ? C'est libéral. Le seul domaine où, selon toute probabilité, tu n'es pas libéral, comme nombre de nos compatriotes, c'est l'économie, par défaut de compréhension des mécanismes en jeu. Et si tu considères ce que je viens d'exposer, tu comprendras très vite que Sarkozy n'a rien de libéral : lui, qui ligote la presse, qui concentre les pouvoirs, qui met en place une immigration "choisie", lui qui a "sauvé" Alstom et qui aujourd'hui propose une relance. Où est le libéralisme dans tout cela ?
- La devise républicaine m'a toujours posé problème. Ainsi, affirmer l'égalité "par nature" entre les hommes, c'est une absurdité. Il est évident que les hommes sont naturellement inégaux entre eux. La seule égalité légitime devrait être l'égalité de droit. Aujourd'hui, c'est encore pire, puisque ce n'est même plus l'égalité qui est défendue, mais l'égalitarisme : non plus une égalité de droit, mais une égalité de fait (c'est la logique de la parité, par exemple). Quant à la fraternité, elle n'a de sens que si elle est... libre, précisément. On est loin de la "solidarité obligatoire" dont tous les bien-pensants nous rebattent les oreilles. Enfin, concernant le gouvernement "du peuple, pour le peuple, par le peuple", tu oublies que nous sommes dans une démocratie *représentative* (on peut bien sûr discuter de la représentativité de nos élus, c'est un autre sujet). Et la démocratie directe, historiquement, ça n'a pas donné grand-chose de bon... A notre époque, c'est le "gouvernement de la rue", l'ochlocratie, soit la tyrannie d'une minorité sur la majorité (exemple avec le CPE). Pas génial non plus. Tu es pour le service minimum ? Immonde fasciste, va ! :-D
@+
Ecrit par : Agg | 27.01.2009
""""""La devise républicaine m'a toujours posé problème."""""""""""
Agg je te promets tu fais peur mdr ^^ sinon il s'agit de l'égalité de droits et non par nature. Mais si cela peux te rassurer il n'y a toujours pas d'égalité des droits. En effet un patron à un parachute doré, un salarié lambda non ... Pour le reste je ne partage bien entendu pas tes idées sur l'inégalité des hommes par nature. Je te laisserais développer les tiennes. Mais si elle sont raciales, fais gaffe à pas dépasser les bornes des limites ^^ Sinon Deo risque de nous censurer. Mais quant au libéralisme économique je te dirais que le modèle US propose lui aussi d'énormes contrôles dans une société considérée comme ultra libérale. Ce qui fait peur c'est l'abandon du pouvoir de son rôle de régulateur des inégalités ou du déréglement des services publics par des grêves générs par les tensions sociales que ce gouvernement entretient ou pire par l'ouverture à la concurrence, ou par manque de budget ! Le modèle SNCF anglais est quand même le pire en terme de privatisation ! Quant à la santé si le remède à nos maux, si c'est un lit pour 10 millions d'habitants comme il a été dit récemment, excuse moi mais je crois que le remède est pire que le soit disant mal qui ronge notre société ! Et je suis désolé mais si moderniser un pays c'est virer des fonctionnaires ou forcément supprimer des postes dans la fonction publique c'est que notre pays est bien malade. Pour moi il n'y a pas de bouc émissaires à nos difficultés. Les coupables ne sont ni les fonctionnaires, ni les immigrés, ni mêmes les patrons ! Sur les franchises, elles sont inacceptables car ce seront forcément les plus démunis et ceux qui mériteraient le plus de la solidarité nationale qui en patiront. Enfin je suis désolé mais pour moi il n'y aucune représentativité quand un courant qui représente aux élections présidentielles 18,6% des votants finit avec 2 députés. C'est sa notre démocratie ??!! Alors oui il y a quelque chose qui ne va pas en France. En ce sens je suis révolutionnaire, car notre représentativité est indigne d'un grand pays et peu de gens en parlent. Et ce n'est pas limiter le droit d'expression et d'amendements de parlementaires qui améliorera les choses. allez comme tu aimes ...
Liberté Egalité Fraternité.
Stef91
Ecrit par : Stef91 | 27.01.2009
Salut Stef91,
- Pour l'égalité "par nature", je faisais allusion à la version de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen datant de 1793. Mais tu as raison, la version officielle ne parle que d'égalité en droits et je n'ai rien à redire à cela, je suis le premier à me battre pour cette égalité-là.
- D'accord sur l'anormalité du "parachute doré" ou du bonus pour le patron lorsque son entreprise ne marche pas. Précisons néanmoins qu'un salarié lambda peut parfaitement avoir un bonus conséquent sous forme de stock-options, par exemple. L'actionnariat salarié, dont l'idée remonte quand même à de Gaulle, commence d'ailleurs enfin à se développer quelque peu. Bref, tu confonds ici une inégalité de droit avec une inégalité de fait. Oui, un patron gagne plus qu'un salarié. Mais rien n'empêche un salarié de devenir un patron.
- Sur l'inégalité naturelle des hommes, non, je ne faisais pas spécialement allusion aux races, mais bien à l'ensemble des êtres humains dans leur diversité. Ca me semble du bon sens : toutes choses égales par ailleurs (classe sociale, "habitus", etc.), il y a bel et bien des différences entre les individus. En ajoutant que ces différences varient selon les domaines et que par suite il est impossible, pour moi, d'établir une quelconque hiérarchie entre les individus. J'ai un exemple précis en tête : ce qu'on appelle les "hauts potentiels" (anciennement "précoces" ou "surdoués"). Il y a des "hauts potentiels" dans toutes les strates de la société et ceux-là sont clairement supérieurs (QI) à la moyenne de la population. Je conçois que ce soit un peu gênant pour l'idéologie (égalitariste, qui affirme qu'il suffit que tout le monde ait la même chose au départ pour réaliser les mêmes performances), mais ce sont les faits.
- Tout à fait d'accord sur le modèle US. Ainsi que je l'expliquais à Déo (sur le fil de commentaires de son billet "Crise - Délinquance - Irak, Palestine, USA : Réponse a Agg"), c'est même ce défaut de libéralisme qui a provoqué, dans une large mesure, la crise des "subprimes". Les Etats-Unis ne sont pas vraiment, d'un point de vue économique, libéraux. Cela dit, ils le sont beaucoup plus que nous (mais ce n'est pas difficile).
- Je ne suis pas d'accord avec toi sur le rôle du pouvoir. Pour moi, l'Etat doit garantir le respect du droit. Mais il n'a pas à intervenir pour "réguler" quoi que ce soit, parce qu'il ne peut le faire qu'en portant atteinte, d'une manière ou d'une autre, aux droits des individus (notamment, droit de propriété : ou de l'impôt comme spoliation légale).
- Sur le réseau ferroviaire anglais, c'est un mythe, que tout le monde répète sans vérifier les faits. En l'occurrence, il ne fait pas pire que la SNCF (ce n'est pas difficile, bis).
- Sur la santé, je suis d'accord, c'est un domaine sensible, mais notre système dysfonctionne et nous coûte cher, c'est un fait.
- Nous sommes le pays d'Europe qui compte le plus de fonctionnaires. Pour une efficacité plus que discutable, dans de nombreux domaines. Et un coût, en revanche, faramineux. Alors il me semble que la modernisation ne peut faire l'économie d'un allégement en la matière, même si bien sûr ce n'est pas suffisant. Il ne s'agit pas de trouver des coupables, simplement de considérer les faits : oui, notre fonction publique est trop massive et pourrait être plus efficace (on peut tout à fait faire mieux avec moins, je songe ici à l'Education nationale, régulièrement épinglée par la Cour des comptes).
- Enfin, je partage ta révolte sur la non représentativité de l'Assemblée nationale. Je m'étonne en revanche que personne n'ait crié au loup avant, alors que cela fait des années que le Front national, à cause du mode de scrutin, se voit privé de représentants, malgré son importance électorale. Même chose pour le Modem à présent, en effet...
Ecrit par : Agg | 28.01.2009
Coucou Déo,
Bon retour...
Hum, je me délecte...et de la note et des commentaires.
@ bientôt
Ecrit par : Swanie | 28.01.2009
Je t'ai lu agg et je suis d'accord sur quelques points dont la mauvaise représentativité. Et cela ne me génerait pas du tout que le FN soit représenté à l'assemblée. Mais l'impôt n'est pas une spoliation légale. Cette théorie est celle de l'extrème droite. L'impôt permet à l'état de créer des écoles, de faire des routes, des trains, des avions, de gérer des services pour le peuple qui l'a élu etc et accessoirement de permettre que quelques uns ne possèdent pas tout et la majorité presque rien (situation avant 1789). Qu'il y en ait trop, c'est un autre problème qui mérite effectivement débat. Mais malheureusement nos déficits publiques n'en permettront pas une baisse. En cela le fait que l'argent publique soit prêté ou donné aux banques sans contrepartie est assez inquiêtant. Sarko refusant d'imposer un contrôle sur les banques ...
Ecrit par : Stef91 | 28.01.2009
@Stef91
Quelques remarques en réaction à ton dernier commentaire, pour finir :
- La théorie de l'impôt comme spoliation légale ne provient pas du tout de l'"extrême-droite", mais du libéralisme (qui n'est ni à droite, ni à gauche ou alors les deux à la fois : la droite défendant généralement un – très relatif – libéralisme économique et la gauche un – tout aussi relatif – libéralisme sociétal). L'"extrême-droite", quant à elle, prône un Etat fort (de type autoritaire) et en pratique, s'inscrit en faux depuis des années contre le libéralisme (aussi bien dans le domaine économique que dans celui des mœurs ; à ce titre, d'ailleurs, c'est bien l'"extrême-droite" la plus cohérente et l'"extrême-gauche" la plus schizophrène, par son incompréhension de l'articulation entre Droit et Marché sur laquelle repose tout l'édifice du libéralisme).
- L'impôt permet tout ce que tu énumères, mais pénalise d'autant les contribuables en termes de ce fameux pouvoir d'achat que tous nos *imposants* politiques appellent pourtant de leurs vœux ; il implique en outre, pour son seul recouvrement, un coût énorme (et ironie du sort, parfois plus que ce qu'il rapporte : exemple de l'ISF). Quant à la vertu redistributive de l'impôt, le bât blesse également : bien que la France soit, depuis des années, le pays d'Europe avec le plus fort taux de prélèvements obligatoires, tout va de mal en pis, en particulier pour les pauvres.
- Je t'invite à apprendre un peu d'Histoire avant de faire de 1789 ce pivot fantasmatique de la révolte sociale. Comme si auparavant les Français n'avaient aucun droit ! Il y a peu (21 janvier), c'était l'anniversaire de la mort de Louis XVI. Peut-être pourrais-tu commencer par là : tu découvriras tout ce que ce roi a fait pour les Français, notamment dans le domaine social. Bref, Louis XVI lui-même a préparé, à son plus grand dépens, la Révolution française. Et cette dernière a participé d'un vaste mouvement progressiste s'étendant sur des années, ce n'est pas arrivé tout soudain un beau matin de juillet.
- Je trouve amusant (et contradictoire) qu'à partir du constat des déficits publics de notre pays, tu légitimes l'impôt. Mais ne vois-tu pas que c'est le meilleur moyen d'aggraver encore lesdits déficits ? Tant que les contribuables, pourtant bien mal en point actuellement, accepteront de se faire ainsi déposséder afin de sustenter l'Etat (car il ne s'agit que de ça, aujourd'hui, avec la dette que nous nous trimballons) eh bien l'Etat, qu'il soit gouverné par la droite ou par la gauche, continuera dans cette impasse. Pourquoi se gênerait-il ? Je crois que notre divergence essentielle, c'est que tu sembles croire sincèrement que l'Etat œuvre en premier lieu pour le bien des Français. Je considère quant à moi que l'Etat cherche d'abord et avant tout à survivre et à prospérer, que cela soit justifié ou non. L'Etat, "le plus froid des monstres froids", comme disait Nietzsche.
- Enfin, si je suis d'accord avec toi sur le *don* (car finalement, c'en est un !) fait aux banques et l'irresponsabilité que cela implique, je ne partage pas ton exigence. Un "contrôle" sur les banques ? Mais comment diable Sarkozy – ou qui que ce soit d'autre – pourrait-il se mêler ainsi des affaires d'établissements *privés*, je le rappelle ? Il y a quand même quelques "détails" appelés droit des sociétés et obligations contractuelles...
Voilà, j'arrête là pour ce fil de commentaires. Je te lirais évidemment si tu me réponds. A bientôt sur un autre fil !
Ecrit par : Agg | 29.01.2009
Désolé Agg mais je ne te comprends décidément pas. La mise en place de l'impôt progressif sur le revenu français date de 1914 et c'est bien entendu la droite de l'époque qui s'y est opposé farouchement et le parti radical le proposait déjà en 1907 ! Impôt progressif, qui est juste car progressif selon le revenu. Pour information j'ai une maitrise en histoire acquise il y a quelques années à la Sorbonne, mais aujourd'hui je travaille pour le compte d'une société privée. J'ai donc aussi quelques notions financières. Donc je t'avouerais que ta remarque sur mes connaissances historiques m'a fait pour le moins sourire. ^^ Pour revenir à nos moutons, je n'ai pas souvenir de quelques sociétés qui aient pu se développer sans des taxes, et impôts (sur le revenu ou non et progressif). Si ton modèle de société est de supprimer les impôts, je suis prêt à l'entendre. Mais tu te rendras compte qu'il n'est que théorique et qu'il ne mènera nul part. Concernant 1789, si tu penses qu'un évènement dont la devise orne encore toutes les mairies de France, dont on se fait l'écho en parlant de 5ème république (en référence à la première), dont l'hymne national actuel a été composé à cette époque ne représente rien, sans parler du drapeau ... alors écoute on ne lit pas les mêmes livres !! Et on est pas sur la même planete ^^ Et il faut revoir aussi notre étude de l'histoire. Que penses tu faire ? Comme Hitler et Staline, il faut réécrire les manuels ? Franchement je ne sais même pas pourquoi je réponds. Tu es hallucinant. Sinon ce que je crois sincèrement c'est que l'état devrait oeuvrer théoriquement pour le bien de TOUS les Français. Ce qui n'est évidemment pas le cas aujourd'hui. Quant à se mêler des affaires des banquiers, il me semble que la dette mondiale des actifs pourris est de 500 milliards de dollars. Cela mérite donc d'y regarder avant de donner ou prêter sans contrôle l'argent de nos concitoyens donné à l'état. Concernant la prise de position de l'état,il faut te remettre à jour, donc il y a un très intéressant article sur le Canard Enchainé (journal d'extrème gauche ^^) de cette semaine. Cela s'appelle la "Golden Share". L'état peut se réserver une part dans chaque établissement dans lequel il investit. Terrible non ?? !! T'imagines !! Nan mais rassure toi, Sarko ne s'en servira pas. Pourquoi ? 1/ parcequ'il est trop libéral pour ça 2/ c'est contraire aux directives européennes. La Golden Share ne pouvant être utilisée qu'en cas d'évènements graves. Mais là ce n'est que la pire crise depuis 80 ans. Rien de grave. Continuons à filer du pognon aux banques sans rien contrôler. CQFD ^^ sur ceux a++
A lire : http://fr.wikipedia.org/wiki/Golden_share
Ecrit par : Stef91 | 29.01.2009
quelques références historiques sur la notion d'état, à priori Agg a manqué quelques cours ^^ :
"La naissance de l’État, au sens large du terme, coïncide avec l’avènement de la civilisation. Pour la majeure partie de son existence, l’espèce humaine, nomade, vivait de cueillette et de chasse. Ce style de vie s’est modifié environ 9000 ans avant J.C. avec l’invention de l’agriculture. La pratique de l’agriculture a forcé les hommes à s'installer de façon permanente à certains endroits, près des zones qu’ils cultivaient. Ainsi, le contrôle de la terre est devenu un problème. Ainsi est née la propriété privée, et avec elle, les premières « guerres » sur les désaccords concernant la propriété des terres.
Dans certaines parties du monde, notamment la Mésopotamie et la Vallée du Nil, les conditions naturelles ont fait que les terres ont été concentré en peu de mains. Finalement, un petit groupe de gens a fini par contrôler les terres travaillées par de nombreuses personnes qui en dépendaient. Ainsi sont nés les premiers États primitifs. Certains politologues ou théoriciens de l’État ne les considèrent d’ailleurs pas comme État, car étant trop primitifs, sans infrastructures et lois. Ils préfèrent le terme de « proto-État ». Cependant, toutes les sociétés ne se sont pas organisées en États (Pierre Clastres parle de « sociétés sans État », voire contre l’État : des sociétés primitives (par exemple les Inuits) où il n’y a ni hiérarchie des pouvoirs, ni autorité)."
L’Etat est à la fois une réalité historique et une construction théorique, ce qui explique la difficulté de le définir de manière pleinement satisfaisante. Dans ses Contributions à la théorie de l’Etat (1921), Carré de Malberg le caractérise comme une "communauté d’hommes, fixée sur un territoire propre et possédant une organisation d’où résulte pour le groupe envisagé dans des rapports avec ses membres une puissance suprême d’action, de commandement et de coercition". Il souligne ainsi la double acception de la notion d’Etat, qui correspond à un mode d’organisation sociale territorialement défini et à un ensemble d’institutions caractérisées par la détention du monopole de l’édiction de la règle de droit et de l’emploi de la force publique.
Le terme même d’Etat s’est imposé relativement tardivement. Il correspond à la koinonia politike grecque (que l’on peut également traduire par société civile) ou à la res publica romaine (la chose publique), ou, plus clairement, au stato utilisé par Machiavel pour désigner les Cités-Etats d’Italie. En français, il apparaît sous l’Ancien Régime, mais il désigne alors plutôt la situation de la personne dans la société et, au-delà, la condition politique et sociale de certains groupes (le clergé, la noblesse, le tiers Etat) : cette étymologie commune découle du latin stare et renvoie à la notion de stabilité, de permanence.
L’acception moderne de l’Etat apparaît en fait à la Renaissance, alors même que le fondement divin de l’ordre social fait l’objet d’une contestation radicale. Le modèle de la cité grecque ou de l’Empire romain alimente les critiques à l’encontre du système de pouvoir médiéval marqué par l’influence de l’Église et par le partage féodal de la Souveraineté. C’est ainsi que Machiavel (1469-1527) définit l’Etat comme le pouvoir central souverain qui soustrait l’action politique des considérations morales et religieuses. La Réforme contribue également à rompre les liens entre le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel : Martin Luther (1483-1546), critiquant la logique de pouvoir de l’Église catholique, affirme ainsi la séparation totale entre le royaume de Dieu et celui du monde. Jean Bodin (1529-1596) constate pour sa part l’existence d’un pouvoir public jouant le rôle d’unificateur de l’ordre social : il conçoit l’Etat comme le siège de la puissance souveraine et, à ce titre, il le différencie de la société.
Cette définition moderne de l’Etat établie, demeure la question de sa légitimité et de son organisation. Avec la philosophie des Lumières, les théories du contrat social apportent des réponses justifiant l’existence de l’Etat : en garantissant l’ordre social, l’Etat marque le passage de l’état de nature, caractérisé par la guerre de tous contre tous, à l’état civil, dans lequel chacun est libre en obéissant à la loi de tous. La constitution du Peuple en un corps politique, la Nation, détentrice de la Souveraineté, modifie par ailleurs la conception de l’Etat en le soumettant au principe démocratique. L’Etat et la Nation apparaissent dès lors comme deux réalités étroitement liées, au point qu’à partir du XIX ème siècle la notion d’Etat-nation s’impose, justifiant tantôt l’unification de certains territoires ou la dislocation d’Empires englobant plusieurs entités nationales. L’Etat se caractérise alors par la superposition d’une entité politique souveraine avec un ensemble culturel unifié du point de vue linguistique ou religieux.
Cette conception de l’Etat a fait l’objet d’une critique par Karl Marx, pour qui la Nation est secondaire par rapport aux classes sociales, dont l’existence découle des rapports de production. L’Etat apparaît en se différenciant de la société civile et son rôle, dans le système capitaliste, est de permettre le maintien des rapports d’exploitation. L’Etat est avant tout considéré comme un appareil de violence et d’oppression, qu’il convient de faire disparaître après une période de transition (la dictature du prolétariat). Le sociologue allemand Max Weber refuse cette vision déterministe de l’Etat : pour lui, l’économie et la politique sont deux domaines distincts, la première étant caractérisée par la satisfaction des besoins, la seconde, par la domination de l’homme sur l’homme. Dans ce cadre, l’Etat apparaît comme une institution qui, sur un territoire donné, dispose du monopole de la violence physique légitime. Cela signifie que les individus reconnaissent l’autorité de l’Etat en acceptant de lui obéir : cette autorité est fondée sur la tradition, le charisme du dirigeant ou, dans les sociétés modernes, sur la rationalité mise en oeuvre par la légalité et la bureaucratie.
Sur le plan juridique, le critère principal de l’Etat est celui de l’exercice de la Souveraineté, qui est un pouvoir inconditionné, dont tous les autres pouvoirs dérivent. Cela signifie qu’à l’intérieur du territoire dont il a la charge, l’Etat dispose de la compétence de ses compétences. Lorsque cette Souveraineté est exercée par un seul ensemble institutionnel, l’Etat est unitaire. Lorsqu’elle est partagée entre plusieurs Etats souverains jusqu’alors, eux-mêmes regroupés au sein d’un même ensemble étatique, on parle d’Etat fédéral. L’Etat joue également un rôle essentiel sur la scène internationale, puisqu’il lui revient de défendre sa population et son territoire. A cette fin, l’Etat peut conclure des conventions le liant aux autres Etats, en même temps qu’il dispose de la force armée : il agit donc à la fois comme un sujet de droit international et comme une puissance.
Les institutions étatiques se caractérisent avant tout par l’exercice de fonctions dites régaliennes : à l’intérieur, ces fonctions concernent l’édiction des normes (législation, réglementation) et la sanction de ceux qui les méconnaissent (justice, police) ; à l’extérieur, elles concernent la diplomatie et la force armée. L’exercice de ces fonctions suppose des ressources propres, qui sont prélevées sur la collectivité nationale par le biais de l’impôt. Mais dans les sociétés contemporaines, l’action de l’Etat ne se limite plus aux seules fonctions liées à l’exercice de la Souveraineté. Son champ d’intervention s’est étendu dans de nombreux domaines où existe un intérêt général qui ne peut être satisfait par la seule action des particuliers (ex : éducation, santé, culture, recherche...). Parallèlement, la fonction redistributrice de la fiscalité s’est imposée. Cette émergence de "l’Etat-providence" marque une véritable mutation de l’Etat : cadre institutionnel de l’exercice du pouvoir, il est également devenu un élément de cohésion sociale et un garant de l’égalité entre les individus qui le composent.
Dans la période récente, l’Etat est confronté au phénomène de la mondialisation : le développement des firmes dites "multinationales", les nouveaux moyens de communication (internet), l’émergence de modes d’action politique extérieurs aux Etats (organisations non gouvernementales), le rôle des religions, des organisations internationales soulèvent ainsi de nombreuses questions sur l’avenir de l’Etat, dont il n’est pas certain qu’il demeure aussi étroitement lié au cadre national.
Amitiés à Deo ^^
http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/institutions/approfondissements/qu-est-ce-que-etat.html
Ecrit par : Stef91 | 29.01.2009
@Stef91
>> Tes réponses me contraignent à réagir, car à l'évidence nous ne nous sommes pas compris.
- Tout d'abord sur l'exercice de l'impôt. Toi qui as une maîtrise d'histoire, tu commets pourtant le péché majeur en histoire : l'anachronisme. Oui, je te crois sur parole, la droite de 1914 s'opposait à l'impôt. Mais les partis de l'époque n'avaient rien à voir avec les partis de notre temps. Ce serait comme comparer la gauche d'aujourd'hui avec celle du Front populaire. En outre, il convient de distinguer l'idéologie politique de sa pratique. Et en pratique, je suis navré, mais depuis des années, la droite ne fait pas mieux, voire pire (Chirac, qui avait pourtant promis de baisser les impôts...), que la gauche en matière fiscale. En rappelant que, parallèlement à ce record européen du taux de prélèvements obligatoires, la France est en chute libre dans le classement de l'index de liberté économique [Source : Index of Economic Freedom World Rankings] : alors que nous étions dans les 20 premiers en 1999, nous avons méthodiquement reculé en une décennie, pour arriver à la 64ème place cette année. Voilà toute l'étendue de la prétendue dérive sarkoziste de cet "ultra-libéralisme" que tu vitupères...
- Ensuite, tu as une manière toute personnelle de comprendre mon propos sur la Révolution française. Nulle part je n'ai écrit que cette dernière ne "représentait rien". J'ai seulement voulu rappeler deux choses : 1) La Révolution française n'est pas arrivée un beau matin de juillet 1789, mais se donne comme apogée d'un mouvement s'inscrivant sur des années et que Louis XVI lui-même a préparé par tout un ensemble de mesures dans l'air du temps progressiste (ce grand roi fut le premier à parler de "justice sociale", fit en sorte que les femmes puissent toucher leurs pensions sans avoir besoin de l'autorisation de leurs maris ou tuteurs, fonda l'Hôpital des Enfants Malades ou encore créa le corps des pompiers, pour ne prendre que ces quelques illustrations...). 2) La Révolution française n'a pas été toute rose, loin de là. Par suite, il ne s'agit pas de "réécrire les manuels" (reductio ad Hitlerum, il n'aura pas fallu longtemps !) mais de rendre compte d'une période historique avec le maximum d'objectivité (ce qui n'exclut pas débats et controverses), soit le moins qu'on puisse attendre de quiconque prétend faire œuvre d'historien. La Révolution française, c'est aussi la Terreur et le génocide vendéen, entre autres joyeusetés "oubliées" par les idolâtres de ton espèce. Et la République, c'est aussi, par exemple, la chasse aux catholiques "hors-la-loi" de 1901 à 1904, se concluant en apothéose en 1905, avec une loi imposée sans concertation avec l'Eglise... Mais tu n'ignores pas tout cela, n'est-ce pas ? Tu as une maîtrise d'histoire !
- Merci pour l'explication et le lien sur la "Golden Share", je ne connaissais pas ce dispositif. Mais je vois deux problèmes : 1) Comme pour le don, il faut garder à l'esprit que cet argent que l'Etat investit... n'existe pas, sauf au titre d'une dette encore un peu plus abyssale pour les contribuables français, présents et futurs. 2) Comme pour le don et l'exigence de contrepartie, la "Golden Share" pose la question du droit : quid du droit des sociétés et des obligations contractuelles ? En ce sens, je ne suis pas étonné que la Commission européenne se montre plus que réservée.
- Bien qu'il soit intéressant, je ne vois pas l'à-propos de ce long développement historique sur l'Etat (que tu reprends d'un site... étatique, il appert clairement que l'auteur du texte ne va pas scier la branche sur laquelle il est assis !) : en effet, je ne suis pas anarchiste, je ne vise pas l'abolition de l'Etat, mais "simplement" son rétablissement dans ses véritables prérogatives, soit les fameuses "fonctions régaliennes" évoquées d’ailleurs dans cet exposé, rétablissement qui suppose certes un désengagement dans certaines domaines, mais aussi, contre toute attente (la tienne lol), un engagement plus important dans d'autres (je songe en particulier à la justice). Je ne suis pas non plus contre l'impôt, j'estime en revanche que la fiscalité française pénalise tout le monde (c'est notre principal point faible selon l'index de liberté économique que j'ai mentionné au début de ce commentaire, l'autre étant, devine ? la taille du gouvernement et ses dépenses...). Pour finir, une taquinerie : sais-tu ce que propose le "socialiste" (à l'américaine, c'est-à-dire, sur notre échiquier politique, à la droite de Sarkozy ; je t'imagine bondir !) Barack Obama dans son plan de relance ? Une baisse d'impôts...
Allez, cette fois je file, je te laisse bien volontiers le dernier mot. A plus sur un autre fil !
Ecrit par : Agg | 30.01.2009
Stef,
Merci pour ton soutiens aux "masses muettes" et tes pertinents échanges et contres-argumentations des commentaires de Agg...
A bientôt
Amitiés :-)
Swanie,
Merci pour ton soutiens au delà de mes disparitions cycliques...
contente que mes notes te plaisent :-))
Il faut que nous nous retroussions les manches, car quoi que puisse dire Agg, l'heure est grave et la politique de Sarkozy, sans surprises quand aux resultats... dramatique !
Biz, a bientôt :-))
Agg,
comme vous le proposez, je ne repondrai pas a votre dernier commentaire. Il est en effet inutile de repondre, puisqu'il suffit de relire mes notes pour trouver les reponses à certains de vos arguments. Et Stef, dans ses propos que je partage, a largement complété mes pensées.
Je reviendrai en mode "projecteur" sur certains points, dans mes prochaines notes.
A bientôt
Ecrit par : Déo sur les échanges | 30.01.2009
Stef,
Merci pour l'info sur les golden share... je ne connaissais pas...
Peux-tu laisser l'url de ton blog pour que je vienne chez toi... je l'ai perdu !
Merci d'avance
A bientot :-))
Ecrit par : Déo a Stef | 30.01.2009
@Déo
"""""Agg,
comme vous le proposez, je ne repondrai pas a votre dernier commentaire. Il est en effet inutile de repondre, puisqu'il suffit de relire mes notes pour trouver les reponses à certains de vos arguments. Et Stef, dans ses propos que je partage, a largement complété mes pensées.
Je reviendrai en mode "projecteur" sur certains points, dans mes prochaines notes.
A bientôt"""""
>> Passage rapide pour prendre acte de votre commentaire. Il va de soi que je ne suis pas d'accord avec vous sur "l'inutilité" d'une éventuelle réponse de votre part (ce n'est pourtant pas faute de potasser vos notes !) mais soit, je conçois que votre temps, comme le mien, est limité et que par ailleurs vous n'êtes pas prête de changer de perspective (moi non plus lol). L'intérêt de notre échange résidant à mon sens dans ce pas vers la compréhension de la position de l'autre. Quant à Stef91, je trouve son apport très intéressant, mais vous aurez compris que nous ne partagions pas grand-chose dans l'analyse. Bon, sinon, j'ai vu que vous m'aviez répondu également sur le fil de commentaires de votre billet "Réponse à la stupide devinette", mais je n'ai pas le temps aujourd'hui, je posterai demain. Je vous dis donc à plus tard et vous souhaite une bonne soirée. :-)
Ecrit par : Agg | 30.01.2009
@Stef91
>> Il appert que ton commentaire a été publié. Si c'est à moi que tu faisais allusion, deux précisions : 1) Je ne suis pas sarkoziste (mais alors pas du tout et je peux te dire qu'il n'aura pas ma voix à nouveau, voix qu'il a obtenue la première fois en tant que pis-aller anti-Royal) ; 2) Je trouve dommage de ne pas faire la publicité de ton blog, ce n'est pas parce que nous ne sommes pas d'accord que je n'estime pas ton avis digne d'intérêt et que je ne respecte pas ta personne. Par ailleurs, si tu ne désires pas que je commente sur ton blog, eh bien je ne le ferais pas, je n’ai rien d’un militant ou d’un troll et j’ai quelques notions de savoir-vivre, aussi horribles que te paraissent mes analyses politiques. ;-) A bientôt peut-être.
Ecrit par : Agg | 31.01.2009
Ben Agg je n'ai rien contre toi. Je respecte ta personne car toute personne mérite le respect, et je respecte plus que tout la liberté d'expression, mais je n'ai pas le souhait de polémiquer avec toi sur mon blog. Sinon je ne faisais pas allusion particulièrement à toi. Pour le reste de tes réponses quelques peu outrancières sur l'histoire, je t'en laisse la responsabilité, n'ayant pas ni le goût ni l'envie de détailler tout mon cursus. Mais bien entendu je ne suis pas un admirateur zélé de la révolution et rassures toi je lui reconnais aussi bien des torts, et aussi beaucoup de grâce et de beauté à Versailles et ses jardins (pour parler du plus célèbre de des palais français). Sinon sur mon blog tu y trouveras beaucoup de politique et de discours de mon ami François Bayrou, des poèmes en général écrit par moi ^^ et un peu de musique et des commentaires sur les films que j'aime ^^. Voila.
a++
Ecrit par : Stef91 | 31.01.2009
Sinon un grand merci à Deo pour m'avoir laissé m'exprimer.
amitiés.
Stef.
Ecrit par : Stef91 | 31.01.2009
Merci Stef et Ok j'ai enlevé l'adresse dès que j'en ai pris connaissance. Désolé j'ai mis un petit temps...
pour info, je ne suis pas Modem, mais je considère F Bayrou comme une hônnete personne, courageux qui merite le respect pour s'être démarqué de l'UDF, vase communiquant avec l'UMP, dépotoir d'arrivistes...
Je ne vote pas Modem, même si je partage l'idée de dépasser les clivages, je ne partageais pas certains de ses positionnements pendant la campagne (heures supp. par exemple). Par contre je suis convaincu que toute la gauche et le modem ont des batailles communes a gagner contre ce pouvoir absolu grandissant.
Nous avons une multitude de points de vus commun.
Tu es le bienvenu pour t'exprimer librement ici, quand tu veux.
A bientôt :-)))
Ecrit par : Déo à Stef | 01.02.2009
Merci Agg,
Pas d'urgence pour le com, je ne pourrai pas repondre rapidement. J'ai plein de trucs a mettre a jour avant.
Donc... prennez le temps, peaufinez votre reponse :-)))
Bonne soirée a vous
Ecrit par : Déo à Agg | 01.02.2009
Salut Deo,
Ben c'est dommage que tu votes pas pour François Bayrou, parce que pour moi c'est vraiment quelqu'un d'extraordinaire ^^. Je suis allé le voir en meeting pendant la campagne présidentielle, c'était génial ... et déjà à cette époque il s'était bien démarqué des UDF "historiques". D'ailleurs les Santini et Cie sont partis pendant cette période. Ce qui est drôle c'est que le reste des députés UDF ont refusé de ne pas voter Sarko au second tour et ce sont barrés à ce moment là. Alala ! Enfin bref ! Moi ce que j'aime chez lui, c'est son pragmatisme et surtout le respect qu'il a pour la République tout en dénonçant le régime du bipartisme qui ronge notre démocratie depuis trop longtemps. :/ Mais oui pas de soucis pour les batailles communes. ^^ On partage effectivement beaucoup. Et il y a beaucoup de gens de gauche que j'apprécie, en particulier Mr Ayrault que je trouve très bien. Mais tu sais il y a des gens à droite qui sont aussi très biens et qui ne cautionnent pas tout ce qui passe en ce moment.
a++
Stef.
Ecrit par : Stef91 | 13.02.2009
Bonjour Stef,
Désolée pour la lenteur a répondre, (trop occupée et dispersée)
Je t'ai dit, a part certains points, je partage certaines de vos opinions.
(Le bipartisme par exemple), et je ressents de la sympathie pour F Bayrou.
Je le combat très peu ici... Pour t'avouer franchement j'ai hésité au debut de la campagne présidentielle séduite par les propos sur les clivages gauche/droite. J'avais la même déduction.
Mais l'udf, vase communiquant avec l'ump à généré beaucoup d'investissement politiques opportunistes... Comme Santini, dont tu parle !
Je reconnais d'ailleurs, que le modem a agit comme filtre, ils sont resté a l'udf ou nouveau centre. F. B. a trier "l'ivraie"... :-)))
Mais (encore des mais...) dans sa campagne je ne partageais vraiment pas du tout, l'idée de défiscaliser les heures Supp, que je percevais comme une exploitation jusqu'a l'usure du salarié, un esclavage moderne de rigueur. "Le salarié agrume" que l'on presse jusqu'a la pulpe avant de jeter l'écorce.
J'y voyais la fin du travail intérimaire, et les petits emplois qui dépannent (inventaires, remplacements, flux tendus...).
D'ailleurs le secteur intérim commençait a s'effondrer avant la crise.
J'aurai soutenu une idée d'aide indispensable a certains commercants ou artisants, un coup de pouce ciblée sur ceux qui en ont vraiment besoins.
Les données ont changées, nous n'en sommes plus à ces details, l'urgence étant... arreter le Sako carnage de la république.
A bientôt :-))
Cordialement
Ecrit par : Déo à Stef | 27.02.2009
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