20.03.2008

L'histoire du Tibet

A ceux qui justifient l’occupation chinoise duTibet en affirmant que le Tibet appartenait à la chine, je rappelle :

 

L’histoire du Tibet remonte a 2300 ans, (empire greco-macédonien en occident, et empire Maurya en Inde et la fin de l’empire Zhou en chine).

La dynastie la plus ancienne était installée dans la vallée du Yarlung et Brahmapoutre (Tibet méridional). Des tribus de même langue, religion et territoires occupant un territoire de 3 500 000 km² s’assemblèrent.

 

Le Tibet fut prospère pendant de nombreux siècles. Au VI siècle, ils avaient la réputation d’un peuple redoutable auprès des chinois, turcs, perses, indo-aryens et mongols.

La société tibétaine était féodale et militaire, des grandes familles, chefs de guerre étaient tout puissants.

Songzen Gambo instaura une civilisation pacifique et spirituelle.

 

Il envoya des savants en inde pour apprendre le sanscrit, créer un alphabet tibétain, et traduire les écrits bouddhiques.

Il créa un réseau urbain a caractère sacré destiné à préserver l’unité de la nation.

En 790 l’empereur Trisong Detsen avec l’aide d’un initié indien, Padma Sambhava et Shatarakshita, prêtre bouddhiste (indien aussi,) construisit le 1er monastère ou fut transféré l’université bouddhique.

 

Pendant 60 ans il s’appliquèrent à rassembler toutes les connaissances disponibles en Asie.

Ils étudièrent le bouddhisme, mais aussi la philosophie, la psychologie, les mathématiques, la poésie l’art de gouverner, la médecine, l’architecture et l’art...

Ils firent venir des savants de Perse, d’Inde, de l’état Ouïghour, de Mongolie, des états situés sur la route de la soie, ainsi que de Chine.

 

Grâce à ces connaissances, dans leur quête d’une meilleure compréhension de l’homme et de la nature, ils ont appris à établir, des comparaisons et compris les relations d’interdépendances entre les choses.

L’association de diverses connaissances permit à la médecine tibétaine d’être ce qu’il y avait de mieux a l’époque au niveau de la psychologie, anatomie, neurologie, chirurgie, botanique, chimie et diététique.

 

Ils connurent comme tous les peuples, des tentatives de renversement et soulèvement internes, notamment par les chefs de guerre, qui jugeaient trop contraignant le renouveau spirituel. 

Au XIII siècle, l’Empire mongol de Gengis Khan s’étendait à l’Ouest vers l’Europe et à l’Est vers la Chine.

Un pacte de loyauté politique, bénédiction et enseignement religieux fut conclu par le Lama Sakya avec les Mongoles en échange d’un parrainage et d’une protection. Les liens religieux devinrent très solides entre les deux peuples.

 

Le Tibet garda son autonomie et indépendance politique.

Priorité fut donnée à la non-violence et l’enseignement bouddhiste. Une ère nouvelle d’engagement national à la pratique du bouddhisme comme but principal de l’existence.

Au XV e et XVIe siècle toujours plus d’hommes et de femmes, s’engageaient à consacrer leurs « précieuse vie humaine, libres et riches de possibilités » a leur évolution personnelle pour parvenir à l’illumination, but final du bouddhisme.

Durant la dynastie Qing en chine (1644-1911), les Mandchou conquirent le Nord de la Chine.

Grâce à son ascendant sur eux, le Dalaï Lama était perçu comme un puissant allié par le nouvel empereur Mandchou. En 1651 une alliance fut établie entre eux.

Ils  reconnurent l’autorité séculaire du  Dalaï Lama  et son autorité spirituelle sur le monde connu.

Le Dalaï Lama reconnu les Mandchou comme dirigeants légitimes de la Manchourie et de la Chine et comme protecteurs internationaux du Dharma bouddhique (enseignement). Il devint le guide spirituel des Mandchous, qui leur offrirent en échange protection et parrainage.

Mais là encore le Tibet garda son indépendance.

 

Le Cinquième Dalaï Lama  (1617-1682) fut couronné roi du Tibet en 1642. Il créa une forme de gouvernement unique au monde.

L’aristocratie fut expropriée, gardant seulement l’usage et les revenus de certaines parties de leurs domaines héréditaires, les armées leurs furent retirer, et ils perdirent leur pouvoir de vie et de mort sur les paysans dont la condition jusque là, ressemblait à celle des serfs de Russie et d’Europe au moyen age.

  De 1740 à 1792, suite à l’envoie de troupes pour protéger le Tibet des Mongols, les Mandchou ont tenté un temps  d’influencer le gouvernement tibétain au niveau des relations extérieures.

Mais jamais les Mandchous ou la Chine n’ont annexé le Tibet.

 

En 1904 les Britanniques envahirent un court moment Lhassa, puis finirent par conclure, un traité bilatéral avec le Tibet (la convention de Lhassa).

Le gouvernement impérial de Pékin revendiqua une autorité sur le Tibet et en 1910, ils envahirent le Tibet.

En 1911 la révolution chinoise, joua en faveur du Tibet qui repris sa liberté, et signa un accord sino-Tibétain.

En 1913 le Dalaï Lama proclama l’indépendance du Tibet devant la communauté internationale et un traité fut signé avec la Mongolie.

En 1950, 80 000 soldats de Mao donnent l’assaut, le Tibet est contraint de signer un accord ou ils admettent la souveraineté chinoise en échange d’une autonomie.

Promesse non tenue !

 

En 1959 face à la répression sanglante de la chine, (aucun bilan des victimes n’a pu être établi), sa vie plus qu’aucune autre, menacée, le Dalaï Lama est contraint à l’exil.

Toujours en exil depuis !