deo


On parle d’eux, en chiffres, pourcentages… On décide pour eux, et à leur place… On les juge, les chasse… et aujourd’hui on les punit !!! on les condamne… !!!

Qui sont les masses muettes ?
Les chômeurs, les rmistes, les mal logés, les sans logis, les sans études, les «trop vieux», les malades, les jeunes des banlieues… Les exclus, les malchanceux de la vie, les mal lotis !

C’est Leurs histoires, freins, obstacles personnels, (familiaux, environnementaux, conditionnements…) que vous trouverez sur ces pages régulièrement. Mais aussi, les incohérences du système, qui parfois lui-même, condamne les personnes à glisser ou « stagner » dans l’exclusion.
Le but n’est pas de « faire pleurer dans les chaumières », mais, comprendre la complexité des problèmes individuels. Ouvrir les yeux ! Faire des liens avec les décisions, priorités politiques, les carcans administratifs, et le manque évident de moyens financiers, (budgets), personnel d’accompagnement… Pendant 4 ans, j'ai éffectué une étude sur le système social et la difficulté individuelle. Pour bien comprendre, je me suis beaucoup investie dans l’accompagnement de personne à la recherche de solutions d’urgence (médicale, hébergement, logement, prises en charges diverse….), j’en suis sortie nauséeuse, révoltée, hallucinée....

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Chaque jour en lisant le journal je suis interloquée par les infos. Les mass médias mènent le monde, mais pas toujours sur le bon chemin... Et pourtant... rien ne se fait sans les spots des médias.

Les exemples sont nombreux, les décès de la canicule, les pervers récidivistes, les sans abris, les mal logés... Sans le drame pas de solution. Aucune anticipation !


Mais les médias ne disent pas tout. Pour vendre il faut du sensationnel ! Pour durer parfois, il ne faut pas fâcher le pouvoir en place...

C’est ainsi qu’une fois, une personne en urgence sociale (malade, SDF ) est devenue la vedette d’un jour sur le journal. Presque une demie page avec une grande photo et un article dont le titre était : « Vivre dans la rue, un choix de liberté ». L’article expliquait qu’entre son allocation et la manche il avait 10000 F par mois (à cette époque). Moi, je l’accompagnais depuis plusieurs mois, pour trouver une structure habilité à le prendre en charge. En vain… Il était au bout du rouleau, en guenilles, anorexique, suicidaire !
A cette époque, le maire de la ville avait lancé un arrêté anti-bivouac. Il « nettoyait » (lui aussi) la ville des prostituées et des mendiants. Certaines personnes avait été verbalisés pour avoir parlé à des SDF… la misère gâchait son paysage, et ce journal qui détenait un monopole de diffusion, orientait l’opinion du lecteur.
L’incohérence, la mauvaise foi, les ambitions personnelles sont incompatible avec la gestion des problèmes qui se posent à la société, au monde. Pour être réélus les politiques doivent briller sur une période très courte. Pas de temps pour eux de régler des problèmes dans le temps, pour que d’autres récoltes les fruits. Alors, ils cachent, enterrent dans le placard les « secteurs lourds », pour leur successeurs. Chacun se renvoie le bébé !
On applique des mesures de surface, a grand coup de médias, et de discours démagogues qui satisfont un certain nombre, en fragilisant plus encore les précaires. Ces mesures prises sont De la pommade sur une plaie infectée, mesures de camouflage !


Deo