16.05.2008

NON-RESPECT DES DROITS EN FRANCE

Le comité des Droits économiques, sociaux et culturels (DESC) des Nations Unis, c’est réuni à Genève les 29 et 30 avril.

Les Conclusions des experts, après audition officielle de la France et l’examen de sa situation, confirment le diagnostic des ONG et des syndicats français, de la plate forme française pour les DESC.

Extraits du communiqué de l’AITEC du 5 mai 2008 (Association Internationale de Techniciens et Chercheurs)

« …Ces derniers ont explicitement souligné les nombreux manquements de l’Etat français dans la garantie de ces droits aux populations vivant sur son territoire.

Les observations et les questions des experts ont particulièrement insisté sur :

- les multiples discriminations à l’œuvre dans l’accès à l’emploi, en particulier pour les femmes, les handicapés, les jeunes et les populations issues de l’immigrations.

- l’amplification du phénomène des travailleurs pauvres,

- l’insuffisance des protections sociales proposées aux jeunes et la faiblesse des montants des minima sociaux octroyés par l’Etat français,

- l’insuffisance de l’offre en matière de logement et la gravité de la situation des mal- et des sans-logés en France

- le défaut d’approche globale de la France en matière de lutte contre les exclusions

- le remplacement courant de l’accès au droit commun par des procédures de taxation et de pénalités

- l’absence de clarté de la politique française en matière de coopération internationale au développement, en particulier à l’égard de ses engagements quantitatifs en matière d’aide publique au développement… »

« ….Plusieurs experts du Comité ont notamment insisté sur l’absence d’instruments et d’indicateurs permettant d’évaluer les effets des multiples effets d’annonces gouvernementales… » 

« …multiplication des discriminations et l’accroissement de la pauvreté en France… l’inefficacité des mesures prises pour lutter contre les exclusions et de l’adoption récente de politiques publiques renforçant les inégalités et les discriminations dans le pays… »  http://aitec.reseau-ipam.org/spip.php?article843

Le rapport présenté par la France a été qualifié de rapport « de gouvernance ». La France c’est pourtant engagée à garantir ces droits en ratifiant le pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et cultuels.

Interpeller le monde pour les droits de l’homme, de la femme, de l’enfant, la démocratie, c’est bien !

Mais attention ne soyons pas être trop distrait sur la situation générale en France, y compris la liberté, d’expression, de la presse et le fichage automatique de données confidentielles sur la vie privée.

N Sarkozy s’évertue à nommer « réformes », des boîtes vides vendues à force de démagogie, qu’aujourd’hui ils s’appliquent à remplir de lois et contre-lois, qui rendent tout puissant une caste de citoyens privilégiés : les marrionnetistes du monde financier, dont nous sommes les pantins mi-humains, mi-agrumes, juste bons à être préssés jusqu’à l’écorce, avant dêtres jetés !

La France régresse, tout ce qui faisait sa Force, sa Différence, son âme s’affaiblie… Réveillons-nous !

Déo

10.05.2008

Cgt, Cfdt, FO, Cftc et Cgc appelent a manifester le 22 mai

Le gouvernement refuse la discussion

La loi de 2003 sur les retraites avait prévu que, lors du « rendez-vous » de 2008, il serait traité quatre questions : l’équilibre financier des régimes de retraite, la durée d’assurance, le montant des pensions, la garantie d’un minimum de retraite. Or, le Président de la République annonce unilatéralement que le passage à 41 ans de c o t i s a t i o n n’est pas discutable.

Le ministre du Travail clôt la concertation le 28 avril.

C’est une fin de non-recevoir à toutes les propositions syndicales. Le gouvernement renie les engagements de 2003. Incontestablement, il veut passer en force et imposer les choix qui guident les réformes successives depuis 1993. Le Medef quant à lui en rajoute, proposant de reculer l’âge de la retraite à 61 ans, 62 ans et plus.

Tous ensemble le 22 mai,

pour l’avenir de nos retraites

Les cinq confédérations Cgt, Cfdt, FO, Cftc et Cgc ont décidé d’appeler en commun

à une grande journée d’actions et de manifestations le 22 mai pour la défense du système de retraite solidaire. La Fsu, l’Unsa, Solidaires ont décidé de se joindre à l’appel, de même que l’Unef et la Joc.

La voie choisie depuis quinze ans est celle de la régression

Les réformes de 1993 et de 2003 conduisent à terme à une baisse relative des pensions par rapport aux salaires d’activité de 30 %. C’est inacceptable. L’allongement de la durée de cotisation va rendre de plus en plus inaccessible la retraite à taux plein à 60 ans. La pénibilité, au travers D’un droit au départ anticipé, n’est pas reconnue, ce qui est profondément injuste.

Malgré les sacrifices imposés aux salariés, l’avenir du système de retraite n’est pas g a r a n t i .

A u c u n effort n’a été demandé aux entreprises depuis plus de vingt ans alors que le nombre de retraités a doublé. C’est un effondrement de notre système de retraite par répartition qui est ainsi programmé. La voie serait ouverte aux fonds de pensions avec son cortège d’inégalités.

La Cgt met en avant quatre orientations pour assurer l’avenir de nos retraites

1. Garantir un bon niveau de retraite

• Garantir un niveau de pension au moins égal à 75 % du salaire pour une carrière complète (avec un minimum garanti au moins égal au Smic).

• Revaloriser les pensions comme les salaires.

2. Assurer un droit à la retraite à partir de 60 ans

Reconnaître une carrière complète à 60 ans intégrant les périodes de stage, d’étude, d’activité professionnelle ou d’inactivité forcée (chômage, recherche d’un premier emploi, ...).

3. Reconnaître la pénibilité par un départ anticipé

Mettre immédiatement en place un dispositif de départ anticipé en retraite pour les salariés ayant exercé des travaux pénibles, dangereux ou astreignants.C’est une question de justice sociale.

4. Assurer le financement des retraites

• Développer l’emploi de qualité.

• Modifier la répartition des richesses en faveur du travail en réformant la « cotisation employeur », en tenant compte de la politique d’emploi et de salaires des entreprises.

• Dégager des ressources supplémentaires, notamment par la taxation des stock-options et desrevenus financiers des entreprises.

C’est tous ensemble, jeunes, actifs et retraités, que nous pouvons mettre en échec le passage en force Gouvernemental et faire valoir nos propositions.

Garantir l’avenir de nos retraites, c’est aussi créer les conditions pour que les jeunes salariés, étudiants et apprentis aient confiance dans le système qui a fait preuve de son efficacité.

Retraites : nous sommes tous concernés,

engageons-nous, mobilisons-nous.

http://www.cgt.fr info@cgt.fr

imprimez le tract http://docsite.cgt.fr/1209733065.pdf

09.05.2008

PLACE A LA MOBILISATION

Les organisations syndicales signataires appellent à la grève et à la manifestation du jeudi 15 mai.

RASSEMBLEMENT À 10 HEURES
PLACE DU PRÉAU
À TROYES

Communiqué commun des organisations syndicales de la Fonction publique :

FO, CFDT, CGT, UNSA, FSU, Solidaires, CFTC.

POUR DEFENDRE ET AMELIORER LA FONCTION PUBLIQUE !

Place à la mobilisation

Le projet de loi « relatif à la mobilité et aux parcours professionnels » validé par le Conseil des ministres est en cours d’examen au Sénat. S’y retrouvent toutes les mesures dont les organisations syndicales ont unanimement demandé le retrait, des mesures lourdes de conséquences pour les personnels et le service public sans le moindre dialogue social.

L’objectif essentiel est de faciliter les suppressions massives de postes dans la Fonction publique (35000 à 40000 emplois par an), en articulation avec les mesures annoncées dans le cadre de la Révision Générale des Politiques publiques. Cette RGPP traduit le profond désengagement de l’Etat. Elle induit l’affaiblissement voire la suppression ou la privatisation de missions et de services ainsi que la détérioration des conditions de travail et l’accroissement de la précarité.

C’est bien un plan social qui s’annonce à la Fonction Publique même si le Gouvernement en refuse l’appellation ! A cela s’ajoutent les pertes de pouvoir d’achat des personnels.

La Révision Générale des Politiques Publiques comme la réforme de l’Etat se mettent en œuvre sans débat public, sans que soient posées la question des missions de service public et celle des besoins des usagers et des citoyens sur l’ensemble du territoire.

Pour une Fonction publique et des services publics de progrès social au service de la population, nous exigeons :

• un emploi public, statutaire et qualifié, permettant des services publics de qualité accessibles sur l’ensemble du territoire ;
• l’amélioration du statut du fonctionnaire qui garantit la neutralité, l’impartialité et l’indépendance des agents dans l’exercice de leurs missions ;
• un développement de la mobilité choisie qui s'oppose à la mobilité subie et l'abandon du recours à l'intérim.


Les organisations syndicales signataires appellent à la grève et à la manifestation du jeudi 15 mai.

RASSEMBLEMENT À 10 HEURES
PLACE DU PRÉAU
À TROYES

http://www.sgen10.com/news_archive.php